14/05/2018

Les chômeurs séniors, une double galère

L’article paru dans la TdG du 14 Mai prouve que le chômage est une véritable galère.


Une double galère d’ailleurs car ayant épuisé leurs droits, les chômeurs se retrouvent à l’Hospice Général. Et la galère continue, surtout pour les chômeurs sans diplôme à qui l’Hospice, sans tenir compte de leur expérience, propose de suivre un apprentissage de 3 à 4 ans pour obtenir un CFC.
Un chômeur sans diplôme de 45 ans ayant une expérience de plus de 20 ans en informatique devrait donc obtenir à près de 50 ans un CFC de boulanger, coiffeur, vendeur, ou autre.
Un chômeur de Genève a donc décidé de suivre une formation universitaire à temps partiel pour obtenir un Bachelor en informatique. Mais contrairement aux autres cantons, à Genève c’est interdit car ils devient « étudiant » (LIASI Art. 11). C’est quoi un étudiant ? Un apprenti est aussi un « étudiant ».
Et l’Hospice va plus loin en menaçant l’« étudiant » de lui couper les vivres s’il n’arrête pas ses études. Et c’est ce que l’Hospice a fait avec un « étudiant » de ma connaissance. Menace, chantage, exécution du chantage (CP Art. 180 et 181). Alors que la Loi sur la Formation Professionnelle (LFPr) stipule que les formations professionnelles légales sont aussi bien des apprentissages que des formations universitaires. Et alors que l’Hospice proclame que sa vocation est d’aider les sans emploi à se réinsérer.
Il serait peut-être temps que Monsieur Mauro Poggia se penche sur la définition d’« étudiant » telle que NON définie dans la LIASI.

Commentaires

Vous oubliez une étape entre la fin de droit et l'hospice général, surtout pour les chômeurs bien formés et ayant eux de hauts revenus.

Avant d'avoir droit aux prestations de l'hospice, il faut d'abord perdre tout ce qu'une vie de travaille a pu rapporter: Ses économies, son logement si on en est propriétaire, ses autres biens dépassant 4000 Frs (Voiture, etc...)

Du coup face a la perspective inexorable de devenir un assisté totalement démuni et sans avenir, beaucoup préfère réunir tous leurs biens, liquider leur propriété, sortir le 2eme pilier. Et avec ce montant souvent considérable allez vivre dans des pays low cost en attendant l'avs !

Et ça les statistiques n'en tiennent pas compte puisque c'est considéré comme des départ "volontaire", qu'ils n'apparaissent plus dans les demandeurs d'emploi, alors qu'en réalité la situation les force a quitter leur famille, amis et même leur pays.

Écrit par : Eastwood | 14/05/2018

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@Eastwood,
(ce n'est plus un 2ème pilier mais devient un compte de libre-passage)

Savez vous si l'hospice exige le retrait de ce libre-passage à 60 ans ?
(vu que selon la loi le détenteur d'un libre-passage peut en disposer dès 60 ans)

Écrit par : rogerv | 14/05/2018

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Dans votre blog, vous oubliez la perte financière (AVS et LPP) au moment de l'âge fatidique où vous êtes "classé" retraité !!!

La perte peut s'élever à plusieurs centaines de francs par année et curieusement on n'en parle jamais ... serait-ce tabou ?

Écrit par : M.A. | 15/05/2018

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