15/05/2016

RBI la grande arnaque

Selon le fascicule des votations du 5 juin, un RBI de 2500Fr distribué à toute la population suisse coûterait 208 Milliards. C’est une véritable arnaque électorale.


En effet, l’initiative ne prévoit ni somme, ni date d’application, ni bénéficiaire.  Le texte ne dit que :

« Le RBI doit permettre à l’ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique ».

Il ne dit en aucune manière que le PDG de Novartis pourrait aussi en être bénéficiaire.


Cette initiative ne vise que les démunis, les exclus. En particulier les chômeurs de longue durée, les « workpoor », les handicapés et les retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.


Supposons que 25% des suisses vivent dans la misère. C’est beaucoup. Le RBI ne coûterait alors que 52 Milliards (et non pas 208), proche des 55 Milliards versés aujourd’hui par la sécurité sociale. Alors où sont les 25 Milliards qu’il faudrait trouver en plus des prestations actuelles ?
Prestations sociales qui se font souvent en dépit du bon sens. Par exemple les formations proposées aux chômeurs sont non diplômantes et sans intérêt pour les employeurs. Et elles coûtent très cher. Or une formation diplômante (en informatique par exemple) coûte 1000Fr (inscription). Mais celui qui a le courage de s’inscrire devient étudiant et la caisse réduit ses allocations de près de 600Fr. Que lui reste-t-il alors pour vivre après avoir payé son loyer et ses factures ? Le 10 du mois il lui reste 15Fr pour vivre et l’un de ses 2 reins à vendre.


Alors un OUI inciterait peut-être nos édiles à étudier de plus près le problème.

Commentaires

Le salaire minimum ayant été refusé lors d'un vote qui remonte pas à mathusalem il suffit d'une nouvelle formule pour faire revoter presque sur le même sujet
De fait on est nombreux à nous demander si on par ce genre de recyclage des mots on cherche ou à tester notre mémoire ou notre patience ou mieux notre raisonnement

Écrit par : lovejoie | 16/05/2016

Cher lovejoie,
Vous confondez apparemment les vessies et les lanternes. Le salaire minimum aurait eu un impact direct sur nos entreprises et l'artisanat qui auraient du payer leurs employés au minimum à ce salaire. Le RBI ne concerne que ceux qui, exclus (chômeurs de longue durée, handicapés) ou sortis de l'emploi (AVS) ou même "esclaves" (les workpoor) ceux qui malgré les aides sociales n'arrivent pas à s'en sortir. C'est TRES différent. Le salaire minimum aurait été payé par les entreprises alors que le RBI remplacerait en totalité ou en partie les aides sociales existantes.
De plus l'initiative pose simplement le problème et laisse toute latitude au gouvernement pour y réfléchir et formuler une proposition quant à son montant, aux ayants droit et la date d'application.
Je vous signale en passant qu'en Finlande cette idée est à l'essai avec 10.000 pauvres et qu'au Canada il en est de même.

Écrit par : Lambert | 17/05/2016

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