05/09/2015

Réfugiés et martyrs

Les drames journaliers de tous ces êtres épuisés, abandonnés à leur sort, qui fuient l’horreur des massacres ne peuvent nous laisser indifférents.


Il faut les accueillir et leur donner des conditions de  vivre (revivre) décentes. Sous l’impulsion d’Angela Merkel, une partie de l’UE semble enfin prendre la mesure des choses. Mais c’est le foutoire des intérêts divergents et de l’égoïsme nationaliste au sein de cette UNION qui n’en n’est pas une. L’Angleterre bloque ses frontières, certains pays ne font que laisser passer mais ne veulent accueillir personne, la Hongrie dresse un mur de barbelés et tabasse tous les récalcitrants.
La honte dévoilée de cette soi-disant UNION où seuls comptent les intérêts personnels de dirigeants corrompus.

Mais il n’y a pas que çà. Tout faire (pour ceux qui le veulent) pour accueillir cette marée humaine est un véritable minimum de solidarité et de compassion humaine. Mais hélas c’est comme vouloir soigner une jambe gangrenée. Comme en médecine, on soigne les effets et non pas la cause. Bachar el Assad d’un côté et l’Etat Islamique, Al Qaïda, etc. de l’autre.
Selon Wikipédia (voir lien ci-dessous), cet « Etat » sunnite autoproclamé qui sème la terreur partout où il passe posséderait près de 3.000 milliards de dollars, du pétrole, un armement conséquent pris sur le terrain et une armée de plus de 100.000 hommes fanatisés répartis principalement sur une partie de l’Irak et de la Syrie et sur d’autres régions du Moyen Orient . Et face à eux l’Occident opposerait une coalition de plusieurs pays sous commandement américain. Mais il est étonnant que malgré la supériorité occidentale (satellites d’observation, aviation, drones, communications) cette coalition n’arrive pas à « terminer le travail ».
Serait-ce que, comme pour l’UE, les intérêts des coalisés ne convergent pas vers un but commun ?
Serait-ce que les interventions militaires se fassent sans commandement central et que chaque coalisé n’agisse que sporadiquement sur ordre de son propre commandement ?
Serait-ce que les intérêts économiques et politiques en jeu soient tels que chacun des coalisés ne pense d’abord qu’à ses propres intérêts ?
La Turquie, très accommodante avec les trafics de l’EI, se borne à contrôler ses frontières et à éliminer les Kurdes. Et l’Arabie Saoudite (sunnite) n’a déclaré l’EI comme Etat terroriste que fort tard et probablement sous pression américaine.

Bref, là aussi on se trouve face à un foutoire d’objectifs et d’intérêts discordants. Et pour comble la religion ne facilite pas les choses. L’EI est sunnite comme tous les pays du golfe où le sunnisme est majoritaire (voir le lien ci-dessous). Il n’y a que l’Iran où le chiisme soit la religion d’Etat.

Or la seule chose qui pourrait ralentir puis stopper le flux de tous ces réfugiés puis leur permettre de rentrer chez eux et de reconstruire leurs pays dévastés est l’anéantissement de l’EI et de ses chefs et la mise au pas de Bachar el Assad. Et hélas il faut constater qu’on n’en prend pas le chemin.

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_islamique_(organisation)

http://www.linternaute.com/savoir/idee-religion/dossier/sunnisme-chiisme/carte.shtml

 

01:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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