11/12/2014

Les DRH se mordent la queue

 

Pour trouver un travail en Suisse il faut un diplôme.
L’expérience professionnelle ne compte pas.


 

Trois exemples :
Un jeune de plus de 40 ans est au chômage depuis bientôt 2 ans. Aucun diplôme hormis celui de Microsoft Certified System Engineer and Administrator et plus de 20 ans d’expérience en informatique. Ben NON, ce ne sont pas des diplômes d’Etat donc « vous n’avez aucun diplôme, allez vous faire voire ailleurs ».
Un autre jeune d’environ 30 ans, sorti premier du Poly de Zürich, doctorat en physique théorique, plusieurs années dans la recherche. Mal payé, il cherche du travail depuis bientôt 2 ans sans succès. Ben NON, il est trop diplômé et n’a pas d’expérience professionnelle. « Allez donc vous faire voire ailleurs ».
Mais bon Dieu qu’est-ce que c’est que cette mentalité ?
On a besoin à la fois d’hommes d’expérience et d’hommes hautement qualifiés. Mais ces deux là ne correspondent pas aux critères. Mais au fait, quels critères ?
Critères mornes de la moyenne « diplômée », de ceux qui ne font pas d’étincelles, de ceux qui ne savent qu’appliquer bêtement les règles qu’ils ont apprises sans essayer de voir plus loin. Ceux qui ne dérangent pas, surtout pas leurs chefs qui pourraient être perturbés dans leur petit train train et leurs prérogatives de chefs.
Enfin, dernier exemple, j’ai donné des cours de marketing et de direction d’entreprise. Mais pour pouvoir les donner il me fallait un diplôme (d’Etat évidemment). Je suis diplômé en physique. Donc j’ai pu donner mes cours. Mais j’aurais été garde forestier diplômé que ça aurait aussi fait l’affaire.
On marche vraiment sur la tête (diplômée évidemment).
A moins que les DRH (Directeurs des Recherches Humaines) ne recherchent que des diplômés de 25 ans ayant 15 ans d’expérience professionnelle. Ou à moins qu’ils ne recrutent que par copinage, ce qui me semble être l’une des options les plus plausibles.

Commentaires

@Monsieur Lambert L'article prouve s'il en était besoin que le diplôme n'est qu'un bout de papier mais on peut comprendre les nombreuses désillusions
Il est peut-être temps de remettre les pendules à l'heure de la réalité et revenir au temps des engagements qui se faisaient non pas en regardant un bout de papier mais en considérant d'abord l'esprit pratique de la personne désirant trouver un emploi sachant que toutes les théories ne valent rien si celui-ci fait défaut
Sans compte qu'aujourd'hui ou le mot économie revient au triple galop il est certain que ces diplômés ne peuvent exiger un salaire en fonction de leurs études et c'est peut-être là que le bât blesse .Ce qui prouve que trop étudier n'est pas bon ni pour le moral ni pour le porte-monnaie
Autant travailler jeune et suivre des cours à côté de son travail pour améliorer une recherche d'emploi futur et peut-être mieux payé
Ou alors revenir au temps des écoles de soins ou la pratique au chevet du patient permettait de suivre des cours le soir avec les médecins connaissant chaque élève puisque c'était l'internat et l'Etat lui même était gagnant
très belle journée pour Vous et merci pour votre blog

Écrit par : lovsmeralda | 11/12/2014

Il n'y a aucune volonté ou capacité pour essayer de mobiliser tous ceux qui ne trouvent pas de travail mais n'entrent pas dans les cases prévues par les fonctionnaires ou autres du recrutement.

Écrit par : Mère-Grand | 11/12/2014

@lovsmeralda
Merci de votre note. Juste une remarque. Après près de 2 ans de chômage, personne n'est prêt à discuter du montant d'un salaire. Quelques aient été ses études ou son niveau de qualification. Un poste se présente, s'il convient on le prend. Le salaire n'est plus qu'accessoire. Evidemment dans des limites raisonnables correspondant au marché du travail.
Le problème est que ce ne sont généralement pas les candidats qui refusent le travail proposé mais les recruteurs qui font la fine bouche et ne veulent qu'un profil bien précis. Une case où le futur employé sera mis et dont il ne devra pas sortir.

Écrit par : Lambert | 11/12/2014

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