05/11/2014

Forfaits fiscaux, justice, moralité et pureté

 

Comme l’a très bien dit (deux fois) Magali Orsini, Présidente de la Gauche, lors de l’émission Infrarouge du 4 novembre, « c’est sur le plan du symbole que nous nous battons  …».

 


 

Or par définition, un symbole est une chose qui représente une notion abstraite. La Gauche se bat donc pour ou contre des symboles. Déconnectée des réalités de la vie et de l’économie la Gauche navigue donc dans l’abstrait, l’irréel, la pensée pure et angélique.

 

 

 

Selon elle, il faut supprimer les forfaits fiscaux car ils sont injustes et immoraux. Comme toute richesse d’ailleurs. N’est-ce pas !

 

Alors de quel autre symbole que celui de la Pureté et de la Morale peut-il s’agir ? La pureté de la Suisse et de son économie ? La Suisse lavée de tout soupçon. Une Suisse propre et pure au firmament de la morale et de la justice sociale. Une Suisse exemplaire que tout le monde admire.

 

On rêve ou quoi ?

 

 

 

Voilà ce que nous présente Magali Orsini, appuyée en cela par Christian Levrat dont les arguments tout aussi abstraits s’embourbaient dans des élucubrations théoriques et angéliques de l’économie, de la justice sociale et des motivations humaines.

 

 

 

Ils ont tous deux oublié (ou ils ne savent pas ce qui est pire) que l’Angleterre, la Belgique, le Portugal, les pays du Golf et de très nombreux autres pays (dont l’Amérique d’ailleurs) ont des pratiques fiscales identiques qui favorisent les riches et les incitent à s’y installer. Ils admettent néanmoins qu’après l’abolition des forfaits fiscaux à Zürich et à Bâle, 50% des riches étrangers de Zürich sont partis comme 70% de ceux de Bâle. Mais ils ne comprennent pas que ces deux cantons ont des ressources fiscales leur permettant de supporter ces départs.

 

 

 

Et ils ont oublié que depuis la disparition du secret bancaire des milliards sont partis pour d’autres paradis. La morale est sauve mais la Suisse s’est appauvrie.

 

 

 

Et tous deux font fi des retombées économiques et culturelles générées pas les riches (étrangers ou suisses). Les petites entreprises qui travaillent pour eux, les fondations créées pour favoriser les sports et la culture, les participations diverses à l’économie et à l’industrie suisse.

 

 

 

Et tous deux oublient que la richesse de certaines communes pourrait disparaître et donc inciter ses habitants à partir autre part, là où les taxes locales sont encore supportables.

 

 

 

Mais non, la Suisse est si belle, si sûre, si tranquille, c’est son meilleur atout ! Et sa main d’œuvre est tellement qualifiée n’est-ce pas ! Ben voyons ! On rêve ou quoi ? Et si 50% des riches étrangers quittent la Suisse, il restera les vieux qui, pris au piège, n’auront plus la force de partir. Mais quelle belle argumentation.

 

 

 

A force d’adhérer à de telles théories, la Suisse ne deviendra bientôt plus qu’un pays avec de belles montagnes mais où il ne faut surtout pas s’installer.

 

 

 

Et d’ailleurs, comment le fisc suisse pourrait-il connaître la fortune de ces étrangers si celle-ci est logée dans des banques étrangères ? A Dubaï, à Londres ou dans les îles Caïman par exemple.

 

 

 

Non, vraiment on navigue dans le rêve en écoutant cette Gauche qui veut tout taxer sous n’importe quel prétexte idéologique et symbolique.

 

Commentaires

Entièrement d'accord! On ne peut que constater que la gauche scie la branche sur laquelle elle est assise!
Au lieu de tailler dans le symbolique, qu'ils mettent un peu la main dans le cambouis et qu'ils se rendent compte qu'en se battant de cette façon contre les inégalités sociale (ce qui est justifiable en soit) ils risquent fortement d'augmenter la précarité.
Actuellement nos économies occidentales sont en train de périclité, les années fastes sont derrière et l'argent ne "tombe" plus du ciel! Nous avons juste à côté de notre pays un exemple parfait de l'incohérence sociale ou plus est distribué que encaissé!
Nos enfants ne doivent pas assumer les dettes de nos lubies, un budget réaliste doit être mis en place, l'utopie ne nourri malheureusement pas les hommes.

Écrit par : Nico Insku | 06/11/2014

La gauche n'aime pas les riches : refrain connu !

En revanche, la gauche caviar se tait un peu sur le sujet : curieuse façon de mener une politique de ... gauche :-)

Écrit par : Marie | 06/11/2014

Choisir entre morale et pauvreté, dilemme un brin...délicat.

Écrit par : annuaire suisse | 06/11/2014

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