14/04/2014

La dégradation des services sociaux du chômage

Depuis plusieurs années on peux hélas constater une dégradation continue de certains services sociaux du chômage à Genève. Et beaucoup de chômeurs s’en plaignent.


Il y en a qui cherchent désespérément un emploi mais qui, faute de diplôme, se voient refuser toutes les opportunités malgré leur expérience professionnelle. Comme si un diplôme était un gage de compétence.
Et d’autres ont des compétences qui ne sont plus demandées.
Et il y a ceux qui, pour une raison ou une autre, ne pourront jamais retravailler.
Et certes, il y en a aussi qui profitent des allocations et ne font pas le moindre effort.
La masse des sans emploi est donc très variée, mais il y a une constante, c’est la manière dont ils sont reçus par les hospices du chômage.

En effet, après avoir épuisé leurs droits ils se retrouvent tous aux hospices du chômage rue de la gare. Et ils doivent accepter un stage obligatoire souvent inutile d’un mois sous peine de pénalités. Et ceci même s’ils ont réussi à trouver un petit boulot qu’ils doivent alors abandonner.
Les fonctionnaires responsables semblent les considérer tous comme des moins que rien, des « fainéants bons à jeter », des « obligés » de suivre leurs dictats arrogants.
Et l’exactitude ne les concerne pas. Priorité aux papotages ou à la pause café alors qu’une file de sans emploi attend leur bon vouloir. Et si l’un se rebiffe, la réponse est systématique « on n’en a rien à foutre ».
Une demande de conseil : « c’est votre affaire, ça ne nous concerne pas ».
Des courriers ou des mails ne sont pas lus et le chômeur se voit pénalisé sans justification.
Bref la négation même du travail social par un comportement despotique et désagréable envers les oubliés de notre belle société.

Mais qu’est-ce qu’un tel comportement ? Un service social ne devrait-il pas être là pour écouter et aider les gens dans la peine et souvent même dans la misère ?
Mais non, ces fonctionnaires, sûrs de leur emploi, n’ont qu’une chose en tête, leurs heures de présence. Et leur travail, ce pour quoi ils sont payés, c’est le moindre de leurs soucis.
Oh certes pas tous, mais la grande majorité.
Il fut une époque où ces mêmes services sociaux étaient vraiment sociaux.
Et je ne peux hélas que constater que s’il y a une quinzaine d’années, ces services étaient occupés par des gens responsables qui faisaient leur travail, aujourd’hui c’est une cacophonie de gens incompétents qui se fichent de leur travail en se bornant simplement à classer des dossiers en considérant leurs « assujettis » comme des empêcheurs de tourner en rond.

Il serait peut-être temps que les responsables des hospices se soucient un peu plus de l’aspect humain des tâches qui leurs sont dévolues.

Commentaires

J'abonde dans votre sens. Genève reste une reine du copinage aux idées étroites qui favorisent ceux qui ont déjà au détriment de ceux à qui il faudrait accorder quelque chose, non en fonction de leur "réseau" et de leurs diplômes, mais aussi en fonction de leur volonté et de leur capacité a travailler, et cela même s'ils ne sont pas formatés selon des modèles à la mode, souvent importés d'ailleurs.

Écrit par : Mère-Grand | 14/04/2014

Monsieur Lambert très bon article mais Genève n'est pas un cas unique surtout que la dégradation humaine commence à se faire ressentir chez certains dentistes imitant les médecins qui pour certains se croient obligés d'humilier leurs patients
Voici la phrase entendue il y a une heure de la part d'un handicapé mental du moins considéré ainsi par les* dits normaux*:ils deviennent tous débiles avec leurs ordinateurs/comme quoi!
C'est une preuve supplémentaire qu'il n'est nul besoin de hautes études pour voir clair
1942 c'était l'obligation du port de l'Etoile Juive pour ceux n'étant pas conformes à l'idéologie de l'époque et si on continue à ce qui ressemble de plus en plus à une sorte de ségrégation sociale on finira tous avec une puce électronique dans l'oreille
Vous remarquerez la similitude entre cette année là et 2014, toutes deux sont des années 7
toute belle soirée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 15/04/2014

ras-le-bol?
bon. ça fait un bout de temps que j'hésite à le dire. mais la coupe est pleine au point de.
Depuis le temps que je "sévis" sur les blogs de la TdG par critiques motivées et observateur à l'égard des réformes, de l'application des lois prévue.
Je fais donc partie de ces suisses évincés de leurs jobs de cadre bien rémunérés de façon "délinquante" par des cadres non suisses - et ce bien que sur payroll sur base de diplômes & capacités polyvalentes spécifiques & pointues.

Suites de licenciements abusifs qui m'ont forcé à perdre logement etc, ne plus être ce que le MCG appelle "résident genevois", mais frontalier.
Ce qui voulu dire sénior "demandeur d'emploi frontalier"
Ce qui voulu dire perdre tout en Suisse bien que la nationalité suisse est la seule que j'ai, histoire de pouvoir survivre à financer logement+études de mon rejeton dont je reste seul parent.

Ce qui veut dire que j'ai acheté 1 habitat mais pas encore retraité, je finance les impôts à la source si j'ai 1 job temporaire (seul moyen de travailler pour les séniors), les impôts fr sans interruption et ce en tant que chômeur en fins de droits (ça vient très vite: les français vous calculent vos droits sans tenir compte de l'ensemble des cotisations) avec - de 500E/mois pour 2 adultes. moins les impôts, bien sûr.
C'est génial. Suisse né à Genève d'origine Sz sans binationalité, je cotoie des français utilisant leur double nationalité (vite obtenue) recevant des aides suisses au logement pour enfants adultes fr étudiants à Annecy ou ailleurs en F.

Donc parlons de la dégradation des services sociaux de citoyens au chomage,
en faisant UNE VRAIE ETUDE DE SITUATION
- faisant la différence entre ceux qui sauraient occuper un emploi mais concurrence UE oblige, sont relégués à l'aide sociale.
- comptabilisant la grande masse de suisses chomeurs qui se taisent par honte et ou dignité, qui ont cherché à survivre par leurs propres moyens, sans appel à l'aide
- comptabilisant le nombre de citoyens licenciés et non réambauchés pour raisons d'âge ou autre, disparus des statistiques

J'aimerais bien que très vite, de vraies recherches soient faites à ce niveau, à Genève, concernant les suisses "disparus". pas vous? sinon, savez-vous que vous pouvez vous faire plein de pain avec 1kg de farine à 45centimes d'euros acheté en grande surface fr, de l'eau, du sel non chimique, un peu de levure et juste votre four?
De ceux qui non comptabilisés au chômage genevois, sont genevois et au chomage.

Écrit par : pierre à feu | 15/04/2014

Exemples. Suisses dans la merde qui n'ont jamais été aux services sociaux.

Anecdote.
Pendant que les français détournent l'attention en parlant de la visite d'A. S S Kui- Visite Birmane en France.

ben oui ne suis que suisse. devenu par obligation de recherche de logement (parent seul avec enfant) résident frontalier suite à suite de licenciements abusifs etc et me débrouille avant retraite pour survivre rejeté d'emploi pour cause d'âge avec -de 500E/mois - 68E/mois impôts.

Et oui, Ai aidé une famille de birmans (l'une des soeurs était morte brûlée vive lors d'une manifestation) à survivre (musulmans) par leur exil en Australie et ce, avant qu'A.s.s.K. ne revienne en Birmanie.

Et oui, j'ai tout payé perso de ma poche, ai tout fait sans aucun soutien.
Et oui, j'ai douté de ma responsabilité: la déracination de sa culture d'une famille birmane en Australie et ses conséquences, ne m'a jamais lâché.

Aujourd'hui, tout ce que je sais est que ce birman a obtenu un pass australien, à pu faire venir toute sa famille en Australie, a fondé sa propre famille australienne: de solides braves gars bien intégrés (au sens australien), a pu retourner en tant que libre citoyen dans on pays d'origine et participer aux aides de réfugiés birmans en zones thai.

Écrit par : pierre à feu | 15/04/2014

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