12/02/2014

L’UE dictature bananière

Les suisses, citoyens d’un pays souverain ne faisant pas partie de l’UE, ont dit NON à une libre circulation illimitée sans contrôles, imposée par l’UE à tous ses membres ainsi qu’à la Suisse au nom des accords bilatéraux.


Or ignorant que la Suisse est le pays d’Europe où il y a le plus d’étrangers (24%), l’UE par la voix des médias à sa botte a toujours profité de la moindre occasion pour critiquer la Suisse et la traiter de pays xénophobe. Par exemple lors des votations contre les minarets. Ou lors de la crise du secret bancaire où nous fûmes traités de pays mafieux.
Mais jusque là ce n’étaient que des mots vides de sens.

Or pendant la période précédant les votations sur l’immigration, Bruxelles laissait déjà entendre que l’UE prendrait des mesures en cas de victoire du refus. Cette UE « amie de la Suisse » menaçait donc son « amie » si celle-ci ne faisait pas ce qu’elle voulait. Elle s’ingérait donc directement dans le processus de votations en créant un climat de peur dans la population. Peur largement répandue par les médias et tous les suisses plus prompts à baisser la tête et à tout accepter sous prétexte de leurs propres intérêts plutôt qu’à réfléchir sur cette prétendue amitié qui forçait la Suisse à accepter l’inacceptable.
Et le soir des votations, par la voix de ses ministres technocrates et arrogants, l’UE ne s’est pas privée de fustiger la Suisse, en oubliant que c’était son peuple lui-même qui lui avait dit NON.

Et voilà que les 1ères menaces tombent. Remise en cause du programme Erasmus, suspension des accords sur l’électricité, et d’autres menaces à venir.
Ce faisant, la technocratie hautaine et arrogante de cette UE bruxelloise se tire un boulet dans le pied. En effet :

* Le programme Erasmus concerne les étudiants de toute l’Europe. Ceux-ci ne pourront donc plus bénéficier de la qualité des cours et des recherches suisses vantés par l’UE elle-même. Elle pénalise donc beaucoup plus sa propre jeunesse que la jeunesse suisse.


* L’UE a besoin d’électricité et donc de celle produite en Suisse.

Bien plus :

* Par ses multiples menaces et rétorsions sur un pays qui, bien qu’ayant signé des accords, n’en est même pas membre, l’UE n’agit pas autrement qu’une dictature bananière qui du temps des colonisations envoyait une canonnière menacer les côtes des pays soumis. Et ce comportement sera apprécié à sa juste valeur par l’ensemble des citoyens de l’UE qui doutent de son efficacité ou commencent à le faire. Car en refusant de comprendre que dans tous les pays membres les insatisfactions grandissent et que les peuples sont de plus en plus nombreux à vouloir sortir de l’UE, ce comportement arrogant ne pourra que les inciter à le faire.

* L’UE fait donc le lit des partis nationalistes de tous ses pays membres qui ne veulent qu’une chose, sortir de l’UE et reprendre leur indépendance. Or 751 députés européens seront élus entre le 22 et le 25 mai 2014 dans tous les pays de l’UE. On pourrait donc s’attendre (hélas) à un véritable ras de marée des partis nationalistes populistes.

* En ignorant délibérément que la plupart des pays membres de l’UE sont confrontés au problème de l’immigration et en subissent les conséquences (chômage, pression sur les salaires, tourisme social, transports, etc.), ces technocrates ne veulent pas admettre que si les Lois existent-elles ne sont pas éternelles mais sont destinées à s’adapter dans le temps. La preuve en est que si tous les peuples supposés « riches » de l’UE souffrent de l’immigration massive, c’est que la Loi elle-même fut mal conçue. Et l’immobilisme arrogant de ces technocrates risque de leur couter cher.

* En raidissant sa position par diverses menaces, l’UE montre qu’elle a peur et veut faire un exemple en ne tolérant aucune exception. Peur justement de sa propre désintégration. Elle veut éviter toute velléité libertaire qui la remettrait fortement en question. Mais cette volonté existe et ne pas en tenir compte, surtout pour l’immigration incontrôlée, risque aussi de lui couter très cher.

* L’UE montre enfin son vrai visage. Celui d’une technocratie aveugle, orgueilleuse et arrogante, celui d’une dictature bananière pour qui les peuples ne sont que des dommages collatéraux dont il est inutile de se soucier. En menaçant la Suisse, elle ne fait qu’insulter son peuple en affirmant qu’elle se fout de son avis et que ce peuple ne mérite que la cavalerie préconisée par le ministre allemand Steinbrück à l’époque du secret bancaire.

On ne peut prédire l’avenir, mais si Bruxelles insiste et renforce ses menaces, il est fort probable que l’on voie une montée significative des nationalismes populistes lors des prochaines élections européennes. Car le refus de la Suisse est déjà un exemple.
Par contre il est aussi possible que l’UE temporise et attende les élections pour prendre des mesures. D’ici là nous devons lui faire comprendre que le peuple suisse est souverain, que ses décisions font Loi, et que la Suisse avec ses 24% d’étrangers ne ferme pas ses frontières mais veut simplement en réguler les flux. Comme le souhaitent la plupart des autres pays de l’UE.
Et d’ailleurs n’existe-t-il pas des contre mesures que nous pourrions prendre ? Mais ce n’est pas notre habitude. Nous sommes un pays paisible et neutre n’est-ce pas.

Commentaires

Je vois mal Doris Leuthard abandonner le nucléaire suite à cette votation.
Nous en avons besoin plus que jamais.
L'économie va crier au scandale si elle ne peut plus produire quand elle veut.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13/02/2014

Commençons déjà par ne pas leur verser (à l'UE) les 5 milliards annuels et s'en servir pour nos propres intérêts et besoins. Puis surtout donner tout de suite à M. Aebischer son milliard pour son institut de recherche qui compte 50% de chercheurs étrangers, pas tous venus de l'UE!

Écrit par : Corélande | 13/02/2014

Libre circulation imposée au nom d'accords bilatéraux! ....que nous avons signés! Votre rhétorique m'échappe! Lorsque l'on signe un contrat, on applique les clauses acceptées par les parties contractantes! Si on n'est plus d'accord, on dénonce le traité!

Je ne vois pas en quoi l'UE se comporte en dictature. Vous pouvez expliquer ?

Écrit par : Galileo | 13/02/2014

@Galileo.
Un contrat est toujours renégociable, même partiellement.
La preuve, l'Angleterre qui rue dans les brancards.
La preuve l'euroscepticisme montant.
Les peuples en ont marre de devoir se plier à des directives autoritaires et sclérosées qui furent définies et adoptée par une poignée d'oligarques.
Et la position intransigeante du président de l'UE J.M.Barroso prouve bien que l'UE est une dictature.
Le monde change et les lois doivent en suivre l'évolution.
Et si la Suisse a signé un contrat, elle est en droit, comme tout pays souverain, de demander à en corriger les outrances.

Écrit par : Lambert | 14/02/2014

c'est cette UE dictature bananière qui se garde bien de toucher à ses meilleurs sites d'évasion fiscale et domiciliation de stés offsore,

- au UK mais.. appartenant à la Couronne britannique, les îles Jersey et Guernesey
idem xx autres places européennes de défiscalisation telles néérlandaises aux îles Caïman etc etc.

Écrit par : Pierre à feu | 14/02/2014

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