11/08/2013

Une Suisse sans armée !?

Depuis de nombreuses années la gauche se bat pour l’initiative « Une Suisse sans armée ». Selon les référendaires, cela ferait des économies et étant neutre la Suisse n’a pas besoin d’armée, tout au plus une petite armée de métier. Et en cas de guerre, nos alliés seraient là. N’est-ce pas !


Donc selon la gauche c’est au peuple de décider de la position et de la protection de la Suisse. Une décision qui serait prise sur la foi de belles paroles et sans rien connaître des forces et des menaces qui nous entourent. L’UE ne nous veut que du bien n’est-ce pas ! Et les tensions nationalistes qui émergent dans la plupart des pays ne nous concerneront jamais. N’est-ce pas !
Une telle initiative est de la plus naïve bêtise. Et je suis poli.
Ce n’est en effet pas au peuple de décider mais aux professionnels de l’armée, du renseignement et des relations internationales de le faire. En un mot c’est au Conseil Fédéral de décider.

Certes, à part notre armée de l’air (les pilotes sont tous professionnels), une armée de milice ne pourrait pas faire grand-chose face à une armée entrainée ou face à des terroristes tout aussi entrainés. Il nous faut une armée de métier bien équipée et bien entrainée.
Il nous faut en particulier une organisation (renseignement et informatique) capable de parer aux menaces, de scruter et pirater les systèmes, de les désorganiser et au besoin de les anéantir par des contre-mesures. Les USA, la Russie, certains pays de l’UE, la Chine et Israël l’ont bien comprit et ne se privent pas de scruter et parfois pirater tout ce qui se passe sur le Net, les réseaux locaux et les téléphones (portables ou non). Et de nombreux pays ne se privent pas de nous envoyer des agents pour espionner ce qui se passe chez nous.
Et sur terre il nous faut une organisation capable de stopper toute velléité ennemie, et c’est là que la milice peut jouer un rôle en appuyant les troupes spéciales et en assurant leur protection.

Mais nous ne sommes pas en guerre et le serons probablement jamais me direz-vous. Mais si, nous le sommes. Non pas une guerre sanglante mais une guerre économique qui tente de ruiner la Suisse et de la faire participer aux errances de l’UE en la forçant à y adhérer.
Il est donc nécessaire que la Suisse ait des moyens suffisamment convaincants pour réduire les pressions et les menaces et en créer elle-même. Et cela ne pourra se faire qu’à l’aide de professionnels soutenus pas la milice.
Tel est mon avis, mais c’est au Conseil Fédéral de décider et non au peuple.

Commentaires

"Ce n’est en effet pas au peuple de décider mais aux professionnels de l’armée, du renseignement et des relations internationales de le faire. En un mot c’est au Conseil Fédéral de décider."

Ah bon ? Je croyais que dans ce pays, le peuple était souverain. Et si je vous comprends bien, il faut aussi des "Gripen" pour mener la guerre économique ?

Vous avez une manière très personnelle d'envisager l'avenir de notre pays.

Écrit par : Michel Sommer | 12/08/2013

Cher Monsieur Sommer,
Ai-je dit qu'il fallait des Grippen ?
Et ai-je dit que j'étais d'accord avec tout ce que fait le Conseil Fédéral ?
Vous semblez un peu extrapoler.
Je n'ai fait que dire ce que je pensais sur la manière de traiter le problème en insistant sur l'aspect renseignement et informatique qui, à ce jour, me semblent particulièrement négligés en Suisse.
Maintenant vous savez parfaitement que les votations se font surtout sur des critères subjectifs et émotionnels. Et en ce qui concerne l'armée, la subjectivité ne peut être que dangereuse.

Écrit par : Lambert | 12/08/2013

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