03/03/2011

L'art de retourner sa veste

La valse hésitation de l'UE face aux diverses révoltes dans le Nord africain et au Moyen-Orient et son revirement soudain en leur faveur est profondément choquante.


Il est curieux que l'UE n'ait pris que maintenant les mesures que préconisait la Suisse lors de l'affaire Kadhafi. A l'époque l'UE et surtout Berlusconi, grand ami du tyran, avaient forcé la Suisse à rouvrir Schengen au clan de ce criminel notoire. Nous n'étions alors que des racistes qui ne comprenaient pas que ce brave homme ne réclamaient que justice envers une Suisse qui avait osé emprisonner son digne et valeureux fils Hannibal. Pour l'UE la Lybie et tous les pays alentours étaient des Etats dont les clans dirigeants méritaient les plus grandes attentions.
Or nous connaissions tous les conditions misérables dans lesquelles vivaient la plupart des peuples méditerranéens et du Moyen-Orient mais nous fermions les yeux pour traiter avec leurs spoliateurs. Et nous savions tous que Kadhafi n'était qu'un criminel. Mais il a fallu plusieurs révoltes, la fuite de deux présidents (Ben Ali puis Moubarak) et le génocide de son peuple par ce fou pour que l'UE et les USA daignent enfin prendre la position qu'ils aurait toujours du prendre. Bloquer les avoirs de tous ceux qui ont spolié leurs peuples et fermer Schengen à tout ces criminels.
Tous ces dictateurs, reçus en grande pompe par la plupart des Etats, considérés comme dignes des plus grandes éloges et avec lesquels il était si rentable de faire des affaires, devenaient tout à coup d'ignobles dirigeants.
Ah que c'est beau la politique qui sait à tout moment d'où souffle le vent et qui clame ses valeurs selon l'air du moment.

Commentaires

Les premiers à savoir tout cela, ce sont les gens comme Kadhafi. C'est pourquoi il est toujours là.

Écrit par : Mère-Grand | 03/03/2011

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