17/01/2011

Statistiques loufoques, initiative pour rien.

L’initiative « Pour la protection face à la violence des armes » se base en grande partie sur une constatation statistique. Plus il y a d’armes dans la population plus il y a de chances pour qu’un meurtre ou un suicide ait lieu


Et effectivement, depuis la réduction des effectifs militaires il y a moins de morts par armes à feu.

Mais le premier benêt aurait pu y songer. Statistiquement il y a en effet une forte corrélation entre le nombre d’armes en circulation et le nombre d’incidents (accidents, meurtres ou suicides). Tout comme pour le nombre de voitures et le nombre d’accidents de la route. Plus il y a de voitures plus il y a d’accidents. Mais poussons le raisonnement plus loin. Tous les conducteurs conduisent en chaussures. Il y a donc une forte corrélation entre le nombre d’accidents de la route et le nombre de chaussures. Et qu’en est-il des escaliers ? Plus il y a d’escaliers plus il y a de personnes qui s’y cassent la figure.

Alors pour être tranquille, supprimons les armes à feu. Et supprimons les voitures et les chaussures. Et pourquoi pas aussi les escaliers.

Il est clair qu’il faut une législation contraignante concernant les armes (de toutes sortes d’ailleurs), mais il ne faut quand même pas exagérer et voir en tout possesseur d’arme un assassin ou un suicidaire potentiel. Le vrai problème ne se trouve pas dans les armes mais dans la santé mentale de ceux qui en possèdent.

Il se trouve dans l’éducation des jeunes qui aujourd’hui se trouvent trop souvent livrés à eux-mêmes par des parents qui n’assument pas leur rôle. Les jeux vidéo violents, les bandes de copains où il faut être fort, les nouvelles et les films à la TV leur font peu à peu banaliser la mort et prendre pour héro celui qui tue le plus.

Il se trouve également dans la misère de ceux qui, laissés pour compte par le monde du travail, ne retrouvent plus d’emploi et restent comme des débris au bord de la route de la vie, délaissés et méprisés par ceux qui ne comprennent pas leur détresse.

C’est là le problème et il n’est pas ailleurs.

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