13/01/2011

Haïti, l'espoir ou la honte

La commémoration du cataclysme qui a rasé Haïti le 12/01/2010 m’a laissé songeur. Il y a en effet comme un problème. On loue les efforts des ONG et malgré cela la population est au bord de la révolte. Bizarre, non ?


Le 12 janvier le monde a commémoré le cataclysme du 12 janvier 2010 qui a rasé Haïti et fait près de 300.000 morts. Plusieurs responsables d’ONG ont tentés de nous convaincre qu’ils faisaient tout leur possible et que bien que ce soit difficile, les haïtiens étaient contents. Difficile pour de multiples raisons. Le climat, l’environnement, la faiblesse du gouvernement. Et de nous rappeler qu’ils avaient encore besoin de sous.

Et curieusement les haïtiens eux-mêmes se révoltent de ne rien voir venir. Rien n’est fait et depuis une année ils vivent sous des tentes, dans les gravas et des bidonvilles insalubres et des conditions d’hygiène déplorables. Qui croire alors ?

Un gouvernement faible ? Mais faible de quoi ? Il a le peuple derrière lui qui attend qu’il agisse. Et tous ces millions de dons ? Où sont-ils donc partis ? Et tous ces ONG éparses qui, sans aucun contrôle, font ce qu’ils peuvent ou ne font rien du tout.

Une année et apparemment rien n’est fait. Les gravas sont toujours là. Un tel cataclysme aurait eu lieu en Europe ou aux USA, il y a belle lurette que tout aurait été déblayé et en partie reconstruit. Mais Haïti qu’est-ce que c’est ? C’est rien. Alors pourquoi s’inquiéter ? Ils étaient parmi les plus pauvres, eh bien qu’ils le restent ! Il suffit de commémorer et de s’apitoyer sur un ton larmoyant. Il faut bien montrer qu’on est là et qu’on pense toujours à eux. Il faut bien justifier les dons et en réclamer d’autres. Même (et surtout) si on ne fait rien.

Les commentaires sont fermés.