29/12/2010

Monsieur Burkhalter vos mesures sont du vent.

Didier Burkhalter tient ses promesses. Il fonce et tranche dans le lard. Entendu le lard de la LAMAL.


Considérant avec justesse que les primes augmentent de manière inconsidérée, il supprime le remboursement des lunettes et de divers traitements de médecines parallèles pour les passer aux assurances complémentaires. Et le voilà maintenant qui veut faire payer par les malades une partie de l'excellente nourriture des hôpitaux. Par ces cadeaux aux assureurs autant dire qu'il se soucie plus de leur bonne santé que de celle des malades car comme on le sait les assurances maladies se font des bourses en or sur le dos des assurés par le biais des assurances complémentaires dont elles peuvent fixer les primes à loisir et les augmenter comme elles le veulent. En contradiction flagrante avec la règle de base des assurances qui est la répartition des risques, les assurances complémentaires se permettent même deux choses. Refuser tout nouveau client de plus de 64 ans et majorer ses propres clients (jusqu'à plus de 30%) à partir de 70 ans puis de 75 ans. Comme si l'âge justifiait un malus. Un véritable racket dont personne ne se soucie y compris Didier Burkhalter.

Par ces supposées excellentes mesures, la LAMAL devrait économiser quelques petits millions. Mais elle risque de devoir payer plusieurs grands millions consécutifs par exemple à une augmentation des accidents dus à une mauvaise vue (les gens retardant ou évitant l'achat de nouvelles lunettes) ou à l'augmentation de soins chers qui auraient pu être évités grâce à ces médecines parallèles bon marché. Comme pour les traitements dentaires. N'étant pas remboursés cela incite les gens à ne pas se soigner ce qui leur cause à terme diverses maladies qui elles doivent être remboursées. C'est digne du Père Ubu.

Curieuses méthode de la part d'un homme qui se dit attaché au service public. Au lieu de trancher dans le lard de la LAMAL ne vaudrait-il pas mieux créer une caisse publique en concurrence avec les assurances privées ? Ne serait-ce pas le moyen de connaître enfin la vérité des coûts ? Car il est quand-même curieux que toutes ces assurances proposent des tarifs différents pour des risques LAMAL identiques. Ce seraient leurs frais administratifs qui en seraient la cause. Ben voyons ! Et il est quand-même curieux que les primes augmentent le plus l'année qui suit un grand cataclysme ou un sinistre planétaire et que ces mêmes primes stagnent les années d'élections fédérales.

Non Monsieur Burkhalter, vos mesures ne sont que du vent et vous vous faites rouler dans la farine par le lobby du cartel de ces assureurs mafieux qui ne peuvent qu'applaudir vos mesures qui vont les enrichir encore plus sur le dos des assurés.

04:24 Publié dans Assurances | Tags : raquet, lamal, assurances | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

ceux ayant l'assurance complémentaire ne paie pas entièrement les lunettes de leur poche à condition d'avoir une ordonnance médicale et c'est normal,on ne s'amuse pas à changer de lunettes comme un simple gadget,certaines assurances offrant en plus une petite prime à ceux n'ayant pas durant les 5 dernières années été changé leurs verres,les yeux ne sont pas à la charge des assurance mais nous en sommes propriétaires et ceux s'amusant à changer ou porter des lunettes par souci de mode sont contrariés,encore une fois c'est normal,quand aux assurés AI ,après une demande faite auprès de votre agence,un arrangement est obligatoirement octroyé,peu de Suisse connaissent la loi,en échange ceux venus d'ailleurs et vivant chez nous sont plus à même de savoir comment procéder pour être aidé financièrement!

Écrit par : lovsmeralda | 29/12/2010

Cher lovsmeralda
Encore faut-il avoir une assurance complémentaire couvrant les lunettes ce qui n'est pas le cas de tout le monde.
Et encore faut-il pouvoir la payer, ce qui pour certaines personnes âgées soumises aux augmentations scandaleuses des primes dès 70 ans n'est souvent plus possible.

Écrit par : Lambert | 29/12/2010

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