05/12/2010

Questions aux assurances maladies

Notre système de santé est-il adapté aux besoins et aux finances de notre population ? Et est-il performant ? Telles sont les questions que de plus en plus de gens se posent.


En Suisse la LAMAL ne couvre pas les soins dentaires et que très partiellement les lunettes. Ce sont les assurances complémentaires qui s'en chargent. Or il faut constater que ces compléments coûtent souvent fort cher et que bon nombre de personnes ne peuvent se les payer. Ni à fortiori payer les frais relatifs à l'entretien de leurs dents.
Or tout le monde sait que des dents mal (ou pas) traitées génèrent des maladies. Estomac, cœur, intestins, sang, etc. Mais heureusement la LAMAL peut alors intervenir. Et souvent pour des traitements longs et chers.
Et les yeux. Sans lunettes appropriées, les gens voient de plus en plus mal et risquent des accidents. Combien d'accidents (de la route par exemple) sont dus à une mauvaise vision ? Mais heureusement la LAMAL prend alors les soins des accidentés en charge.
Où est donc la logique dans tout cela ?
La logique se trouverait-elle du côté des assurances qui trouvent leur vache à lait dans les assurances complémentaires ?
Ou ne serait-ce pas plus judicieux que la LAMAL prenne en charge une partie des frais dentaires ? Jusqu'à un certain plafond par exemple. Non seulement cela obligerait les assurances à baisser leurs tarifs complémentaires mais aussi cela réduirait les coûts des maladies induites par une mauvaise hygiène dentaire.
Et une toute autre question. Certains médecins et certains hôpitaux étrangers sont spécialisés dans des domaines qu'on ne maîtrise pas forcément en Suisse. Or la LAMAL oblige les assurés à se faire soigner en Suisse où les traitements sont souvent inadaptés et très chers ou ne bénéficient pas des dernières avancées technologiques. Une hanche pourrait être traitée simplement en Allemagne alors qu'en Suisse on ne sait que poser une prothèse. En Allemagne les centres hospitaliers sont notés en fonction de leurs compétences et de leurs résultats. En Suisse c'est la foire d'empoigne entre les hôpitaux qui, pour certaines maladies cardiaques par exemple, doivent faire venir des spécialistes de l'étranger pour opérer chez eux. C'est quand-même un comble.
En conclusion je pense qu'un profond remaniement de la LAMAL et de tout notre système de santé devrait être envisagé car à force de ne pas vouloir faire, notre système coûtera de plus en plus cher (ce qu'il fait déjà) pour des soins de moins en moins bons et de plus en plus inadaptés.

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