18/10/2010

A la grève de la gloire

Comme en 1995 avec Juppé la France remet çà. Grèves générales, paralysie progressive du pays. L'opposition jubile. Peu lui importe que le pays sombre dans le chaos car elle aura montré sa force pour les prochaines élections.


Ah qu’il est bon ce temps où, pancartes et bannières au vent, on défile et l’on hurle en chœur la confraternité d’un peuple contre des lois que personne n’a comprises ni même lues. La révolte pour montrer qu’on est là sans même savoir pourquoi, même si l’on croit savoir car Untel l’a dit. Et que c’est bon quand on l’ignore d’affirmer que l’on sait comment faire. C’est le temps des « Y-a-qu’à », « Faut que », « A bas Machin », « Tous ensemble », « CRS SS ». Et l’on est camarades n’est-ce pas. Il faut donc soutenir les revendications. Même si l’on paralyse le pays.  Et le jour où, faute de n’avoir pu ni produire ni livrer, les entreprises devront licencier ou fermer, le jour où, faute de n’avoir suivi leurs cours, les étudiants seront recalés, le jour où, faute d’approvisionnements, le peuple aura faim, alors ce jour là il sera peut-être temps de comprendre qu’on a joué au con et qu’on aurait peut-être dû s’asseoir et discuter sereinement et sans à priori politique avec ce gouvernement prétendu incapable. Car si l’on affirme connaître les solutions il serait peut-être bon de le faire savoir à ceux dont on prétend qu’ils ne connaissent rien, à « Machin » et à « Truc » qui, du haut de leurs ministères, gouvernent le pays. Il serait peut-être temps que les français et leurs cadres dirigeants (au pouvoir et dans l’opposition) comprennent que « collaborer » ne signifie pas faire le jeu de l’ennemi mais que dans toutes les langues c’est « travailler ensemble ».

Les commentaires sont fermés.