09/06/2009

La montée de l’euroscepticisme

L’union européenne n’est-elle qu’un leurre ? 


Le taux d’abstention record et l’apparition au grand jour des partis anti européens lors des élections européennes montre deux choses.

Tout d’abord, dans chaque pays membre les gens pensent que quelle que soit le résultat des élections cela ne changera rien à la cacophonie européenne et à sl main mise de Bruxelles sur les économies locales.

Et surtout cela montre que les peuples commencent à en avoir réellement assez de l’arrogance de Bruxelles qui dicte ses lois et ses priorités aux peuples européens. Ils en ont assez des critères agricoles qui mettent dans le même panier l’agriculture du nord et du sud pourtant très différentes. Ils ne comprennent plus pourquoi les concombres ne peuvent être courbés, pourquoi les fraises doivent être d’une certaine taille, pourquoi le blé doit être récolté à une certaine époque, pourquoi certaines espèces ne peuvent être exportées, pourquoi les fromages ne peuvent être produits que selon les normes bruxelloises. Ils ne comprennent plus pourquoi Bruxelles accorde des subventions au lait exporté puis réimporté sous une autre forme. Ils ne comprennent plus pourquoi Bruxelles exige une standardisation kafkaïenne à l’ensemble de ses membres. Et ils refusent de payer continuellement des tribus sans en récolter certains avantages, tribus que Bruxelles distribue selon son bon vouloir. En particulier pour payer les coûts exorbitants générés par les déplacements continuels entre Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg, et pour payer les salaires d’une multitude de fonctionnaires dont le seul travail est de justifier leurs postes par des études inutiles et par des projets ubuesques. Ils ne comprennent plus pourquoi leurs cultures sont bafouées par une standardisation outrancière. Ils ne comprennent plus pourquoi ils sont pareillement privés de leurs libertés ancestrales, berceaux de leurs cultures.

L’exemple de la Suisse et des USA est pourtant là. Deux pays dans lesquels chaque Etat ou canton est libre d’adapter ses lois à la loi fédérale et de vivre librement dans sa propre culture au sein d’une fédération unie.

Mais non ! Bruxelles veut tout gérer, surveiller, normaliser, permettre ou interdire. Continuer ainsi ne peut mener qu’à un éclatement programmé de l’Europe où chacun des pays membres tire la corde à lui sans se préoccuper des autres et où Bruxelles impose ses lois à tous sans se préoccuper des particularités locales et culturelles. Deux langages qui sont destinés à ne jamais se comprendre.

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