08/06/2009

Elections européennes

Elections européennes, la débâcle de la gauche, la montée des Verts et l'émergence de l'extrême droite


Du travail et de l’air pur

La consolidation de la droite, la montée des verts, l’émergence de l’extrême droite et la débâcle socialiste lors des élections européennes montre de manière cuisante ce que le député français Montebourg a résumé en disant que le socialisme n’était plus capable d’apporter ce que le peuple attendait de lui. Et il a raison car depuis l’avènement de la gauche le monde a évolué. La gauche combative du début du siècle dernier qui luttait contre les abus d’une droite capitaliste abusive n’a plus de raison d’être. Aujourd’hui ce capitalisme est devenu libéral et accessible à tous. Et la gauche ne l’a pas compris. Elle reste combative, s’oppose par principe à toutes les idées de droite et sans s’en rendre compte elle ne combat plus qu’elle-même.

Force est de reconnaître en effet qu’à force d’encadrer et d’assommer les entreprises et le peuple par des charges abusives et des lois sur l’emploi dénigrant le travail, ce peuple en ait eu assez. Ajoutons le laxisme, les luttes internes et la corruption de la gauche caviar, le coup de semonce était inévitable. Ceci d’autant plus que la solidarité forcée prônée par la gauche n’a fait qu’aviver les sentiments nationalistes et xénophobes d’une partie de l’électorat.

Les peuples ne souhaitent pas être assistés. Ils veulent pouvoir travailler et profiter décemment des fruits de leurs efforts. Et ils en ont assez de cette course à la consommation et du tout jetable. Ils en ont assez du pillage des ressources. Ils veulent une planète propre, de la nourriture, de l’air pur et de l’eau claire. Ils en ont assez des paroles sans effets et du politiquement correct d’une gauche impuissante et empêtrée dans ses contradictions et ses luttes de pouvoir.

Si gauche il y a (et il doit y en avoir une), elle doit s’unir et accepter le dialogue. Elle doit descendre de son piédestal qui l’enclin à refuser la critique tout en calomniant les autres. Elle doit accepter que la morale et la solidarité ne sont pas ses monopoles. Elle doit accepter qu’elle n’est pas la seule à avoir de bonnes idées. Elle ne doit plus combattre mais apporter ses idées à tous ceux qui travaillent pour le peuple et la sauvegarde de l’écosystème.

Hélas (ou tant mieux) et selon sa bonne habitude, la gauche va se recentrer « tout à gauche », afin de récupérer toutes les voix de l’extrême. Cette vision purement électoraliste qui ne cherche que des sièges oublie complètement le peuple qui ne veut que du travail, de la nourriture et de l’air pur. Et ce n’est pas une gauche « tout à gauche » qui pourra le lui donner.

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