23/05/2009

Ministre croupion

Gilles Carrez (UMP) traite Eric Woerth (UMP) de "ministre croupion"


Ministre croupion

Suite aux paroles scandaleuses et diffamatoires d’Eric Woerth concernant la Suisse, j’ai cherché à en savoir plus sur ce Monsieur. Et en cherchant «eric woerth blog » sur Internet, je suis tombé sur un site où on le traite de « ministre croupion ». Vu ses propos on s’en serait douté, mais les raisons sont en fait beaucoup plus préoccupantes.

Ce site est http://777socrate.blogspot.com/2008/07/eric-woerth-ministre-croupion.html

On y trouve une vidéo où Gilles Carrez, député UMP, rapporteur général du budget de l'Assemblée Nationale critique l'action gouvernementale en matière de politique économique. Et c’est pourtant un gouvernement UMP dont il fait partie. Son jugement est donc très crédible car il ne peut être soupçonné d’opposition socialiste.

Voici quelques phrases de Gilles Carrez :

« L'organisation gouvernementale n'est pas bonne. Vous ne faites que de la dépense. Eric Woerth, c’est un ministre croupion. Je lui ai dit. Il n’a le droit de s’occuper que de la colonne "dépenses". Et en finances, il y a deux colonnes : les dépenses et les recettes. Les recettes lui échappent complètement ».

« Le rapport d'orientation budgétaire, c'est à pleurer. Il n'y a rien sur les recettes, rien sur la stratégie de recettes. Ca ne peut pas continuer ».

Alors on comprend mieux le comportement d’Eric Woerth. Comme il ne peut (ou ne sait) maîtriser les recettes, il essaie d’en trouver ailleurs. En Suisse. Et comme il ne maîtrise rien, il se défend en attaquant le bouc émissaire le plus proche. La Suisse qu’il désigne comme « le plus parfait exemple de non coopération fiscale » et dont il « exige » l’abolition de son secret bancaire sous peine de représailles qui lui « coûteront cher ».

Mais quelle belle mentalité.

Il est vrai que si la France est en faillite (ce qu’aurait dit son premier ministre François Fillon), tous les ministres sont aux abois. Et selon la bonne recette, au lieu de balayer chez soi, il faut trouver un coupable. Et comme (malgré le racisme latent en France) on ne peut s’attaquer à aucune minorité française, on cherche à l’extérieur. On accuse donc … la Suisse. Elle n’est pas dans l’UE, c’est donc un coupable tout trouvé.

Donc, fidèle à sa mascotte le coq (seul animal qui chante les pieds dans la merde), par la voix d’un ministre « croupion », la France clame à tout vent que c’est la faute à l’autre, la Suisse, si tout va mal chez elle.

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